Comme prévu, dernier jour de voyage, visite du Pelourinho. Dans les rues, nous commençons à sentir l'excitation du carnaval qui approche. Les Camarotes - tribunes payantes pour
participer au carnaval - se mettent en place, tout commence demain, les bahiannais, flémards de nature, s'affèrent pour terminer la mise en place... Ils se préparent à un des plus longs carnavals
brésiliens : 1 semaine 1/2 de fêtes de rues.
Nous nous rendons sur le port de Salvador, au pied du Pelourinho... Une colonie de chats petits et grands arrivent, je commence à caresser un bébé, et c'est alors qu'un clochard
arrive, ce sont ses chats, et surtout son commerce. Il en prend dans les bras, nous tirons 2-3 photos lui donnons 2R$ et nous éloignons. Il va nous rappeler et nous suivre durant 5 minutes pour
toucher quelques sous de plus, mais nous lâchera finalement, pour accoster d'autres touristes.
Nous rentrons ensuite dans le "mercado modelo" le marché central de Salvador, où l'on peut acheter instruments, tee-shirts, bracelets, tableaux... Nous resterons un peu, cette
dernière journée sera comme notre première du voyage, orageuse!!
Puis, grâce à l'ascenseur public, nous montons sur la falaise, où se situe le Pelourinho. Première surprise, c'est très dégradé... Beaucoup de façades conservées, mais derrière, comme un
décor de cinéma, il n'y a rien. Par contre comme le centre de Sao Paulo ou Belo horizonte, c'est là qu'est la pauvreté... Pas la grande pauvreté des favelas, mais de la pauvreté quand
même....
Dernière soirée tranquille de notre long voyage... Nous ouvrons le "guia 4 rodas" qui est le guide Michelin brésilien et nous regardons la liste des restaurants sur Salvador... Nous
en trouvons un : 1 étoile, vue panoramique, bonne cuisine, bon service, bon rapport qualité prix... Bref il semble tout avoir. Nous prenons un taxi, la nuit est tombée et pas de bus dans le
coin... Nous arrivons devant un grand mur couleur saumon...Le taxi rentre dans une petite cour : éclairage tamisé, végétation luxuriante, deux majors-d'homme viennent nous ouvrir la porte... Nous
sortons et arrivons face à une porte de 4 mètres par 3 qui pivote alors pour nous faire entrer... A l'intérieur, des murs avec voûtes de briques, un plafond à 7 mètres de haut, des baies vitrées
qui donnent sur la Marina de Salvador. Nous demandons à aller en terrasse, une avancée de 6-7 mètres au dessus de l'eau, le sol est en bois, l'eau est éclairée bleu turquoise, pas de garde-corps
mais un banc de 40ccm de haut par 80 de large...
Bon finalement nous sommes là pour manger!! Et donc, des plats raffinés, un service exceptionnel, une présentation "à la française".... Seul hic, je m'étais mise en jupe, avec une
chemise, et mes havaianas... Rien de moche, mais comparé à toutes les femmes qui rentraient en robe de soirée!!!
Et puis nous avons de la chance, ce restaurant étant bahianais, les prix sont trés attractifs, pour des paulistes, et encore plus pour des françaises!
A la Praia do Forte, nous pouvons visiter un aquarium tenu par l'association "projet Tamar". C'est un institut de protection des tortues. Effectivement, les tortues,
durant leurs vies voyages autour du monde, et reviennent toujours aux même endroits pour faire des petits, les côtes brésiliennes, font partie de ces plages. Mais avec la pêche, et l'urbanisation
des plages, l'espèce est menacée!
Le projet Tamar préserve donc certaines plages, et protègent les oeufs dans des "couveuses" naturelles... Quand nous y sommes allés c'était la période des naissances. A 17h, des
employés du projet, déterrent les oeufs et prennent les petits qui ont éclos pour les mettre à la mer. Ce jour là il devait y en avoir une bonne vingtaine... Ensuite nous avons rejoins
le bord de mer, où tous ces petits ont couru faire leurs premiers bains... Il était marrant de voir les premiers trainards, les maladroits qui finissent sur le dos. Cependant , mal au coeur
de savoir que leur sexe est défini en fonction de la température du sol à leur naissance et que ce sexe n'est pas visible avant l'age de 20 ans, et l'âge de reproduction est d'environ 25
ans... Ainsi il me semble que c'est 1 tortue sur 1000 qui parviendra à l'âge de reproduction... Bien peu!
Flor nous avait conseillé la Praia do Forte entre autre... située à 1h30 de Salvador en transport en commun. Ce que nous ne soupçonnions pas, c'était l'aventure qui nous
attendait pour nous y rendre.
Sur le chemin du retour pour l'hôtel, nous demandons à un taxi "Comment fait-on pour aller à la Praia do Forte?" : Un bus passe devant votre hôtel, il est petit et jaune ce sera écrit
dessus... Nous rentrons donc à l'hôtel où une femme vend des voyages, dont une excursion pour cette plage là. Nous allons la voir, elle essaye de nous vendre ses excursions et nous
répond "Aucun bus ne va là-bas directement, il faut aller à la Rodoviaria"... Nous montons dans la chambre chercher nos affaires, la femme de ménage est dans le couloir : "Praia do
forte! vous allez devant la pharmacie, un micro-bus jaune y passe"... Deux informations identiques, mais néanmoins nous allons demander confirmation à l'accueil... Réponse "
Aucun bus n'y va, il faut aller à la Rodoviairia"... Merde, on ne veut pas aller jusque là bas, 2 partout, on décide donc d'aller à la pharmacie... -Là bas, nous attendons
et demandons au gens qui nous répondent "Vous allez jusqu'à Flamengo, là bas un bus qui y va..." Nous prenons donc un bus pour Flamengo, dans ce bus, on nous
propose d'en descendre à la plage suivante, de prendre le trottoir de gauche, et attendre le bus "Ligna Verde"... Ah Flor nous avait parlé de "Ligna Verde"... Nous décidons donc de
suivre cette information...
Nous descendons donc du bus... Des policiers sont postés là, mais aucune information à en tirer... Nous allons à l'arrêt de bus, demandons à une personne qui nous ienvoie
vers un vendeur de boisson qui fait aussi information... Ce dernier nous dit de prendre un bus jusqu'à une ville au nom de Cristofel - ou qqchose comme ça -, puis la personne à coté
nous, nous dit de prendre le bus qui vient d'arriver... Une troisième entre en scène, et affirme que le suivant est plus rapide... Nous allons voir le chauffeur, qui nous dit ne pas
s'y rendre... Les personnes à coté de nous y vont aussi, nous restons avec eux... Finalement on prendre un bus direction cette ville... Puis un micro bus, illégal qui ira à la Praia do Forte...
Dans ce micro bus illégal de 16 places, nous serons 28 à nous entasser. Le chauffeur nous engueulera pour nous tasser et faire rentrer toujours plus de gens... puis il entamera une
course sur l'autoroute pour passer devant les autres camionnettes et prendre les clients en premier... Conclusion, allez à la Rodoviaria, prenez le bus officiel de la "ligna verde", plus
simple, plus rapide, moins cher, plus sécurisé!!
Mais, comme je disais à Samir, jamais on ne verra en France autant de gens se mobiliser pour t'indiquer un chemin... Leur générosité était amusante et débordante... Les brésiliens
sont extraordinaires!!!